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 Don't bury me, faceless enemy

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MA TÊTE : Mika Nakashima
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MessageSujet: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-04, 11:25

tenue. Les problèmes et la santé de la junkie n'allaient pas en s'arrangeant, de pire en pire même. Entre ses récents problèmes de drogue et cette voix qui s'emparait petit à petit d'elle, elle se contentait de se démerder comme elle le pouvait, essayant de se faire plus de blés de par son petit business personnel et aussi en essayant de convaincre son patron -même si ses demandes n'ont jamais abouti-. Elle allait bientôt se retrouver à la rue, la Hanabi, elle n'avait plus d'argent à cause de cette petite voix, cette teigne de Kaori qui donnait d'horribles douleurs à la jeune femme au niveau du ventre, comme un coup de poignard tiens, ça ne vous dit rien ? La pommée a plusieurs fois cru qu'elle était enceinte, avec tous ces hommes qu'elle s'est tapée dernièrement, mais les tests indiqués que non, mais ses douleurs continuaient. C'est donc avec ses très maigres économies qu'elle s'en est allée passer une échographie, "pour voir" comme elle dit, mais rien ne semblait suspect, elle n'avait donc plus un rond à cause de quoi ? De rien. Kaori finira par l'avoir, elle le sait, mais bon tant que Hanabi pourra luter elle le fera.

Elle avait faim, elle rêvait de sa vie d'avant qui n'était qu'hallucination car la junkie n'a jamais eu de vie heureuse, la petite voix par contre si, elle rêvait des repas de famille et des mochis glacés que sa mère faisait parfois, elle n'en mangera plus jamais. Après s'être pris quelques taffes de beuh combinée avec beaucoup de tabac -histoire d'en garder le plus possible, elle s'en alla faire des courses afin de se trouver un repas avec les quelques yens qui lui restaient, elle était vraiment à sec mais que faire ? Demander de l'aide à Tôru ? Hors de question, elle ne voulait pas abuser de lui et de sa gentillesse, si elle devait finir sous un pont, elle finira sous un pont et assumera sa vie de merde.
Elle s'en alla directement vers le coin le moins cher du magasin, Hanabi savait que ça ne servait à rien de se faire du mal en regardant le coin des richards comme elle les appelaient. Nouilles instantanées ou le plat qu'elle ingurgitait depuis plus d'un mois, ce n'était pas bon mais quand vous n'avez que la possibilité de vous offrir ça vous faites avec. Puis à force on oublie cet arrière goût salé dégueulasse.

Lorsque la jeune femme tendit son bras pour attraper son précieux, une puissance douleur se fit ressentir au niveau de l'abdomen, comme un coup de poignard une fois de plus. Hanabi se retint de hurler, ne voulant pas se faire remarquer et jeter du magasin sans ses nouilles, elle souffrait le martyr et lâcha la boîte de ramen pour se tenir le ventre. Cette chienne de petite voix faisait encore des siennes, elle fit même couler les larmes de son corps d'accueil, la douleur était pire qu'insupportable, elle était à un point que la junkie s'effondra par terre en se tenant le ventre et en serrant les dents pour ne pas crier. A cet instant, Hanabi aurait préféré être morte que de supporter ça.


Dernière édition par UTSUNOMIYA Hanabi le 2015-03-15, 00:05, édité 1 fois
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MA TÊTE : Miura Haruma
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-05, 16:49

Aujourd’hui Ren n’avait pas de cours. Ses parents travaillaient et sa sœur était occupée avec ses activités de clubs. Enfin je dis « sa », même si Hiroki dans le corps de Ren n’avait toujours pas l’impression que ce soit sa famille. Sa véritable famille lui manquait terriblement et il donnerait cher pour savoir comment ils allaient. Il avait certes revu Hanae à Shinkyo bien qu’elle ne puisse se souvenir de lui, mais ses parents … Il ne savait même pas où et comment chercher. Mais bon, peut-être qu’un jour il aurait l’occasion d’en savoir plus.

Pour l’heure, il flânait dans la chambre de Ren, lisant un bon livre d’un auteur étranger. Il s’ennuyait ferme. Il était content d’avoir la chance d’être enfin étudiant, mais parfois la vie étudiante le fatiguait, il fallait toujours étudier. Mais au moins il y avait la matière de la langue des signes qu’il n’avait aucunement besoin de bûcher. Pratique. Il était aussi heureux d’avoir retrouvé sa voix –enfin, façon de parler vu qu’elle ne lui appartenait pas vraiment, mais parfois c’était encore difficile pour lui de réaliser qu’il pouvait produire des sons. Il allait encore lui falloir du temps pour s’habituer …

Fermant son livre une fois le chapitre achevé, Ren réalisant qu’il avait un creux décida d’aller à la supérette du coin s’acheter un petit en-cas. Il s’était levé un peu tard et n’avait donc pas encore vraiment mangé. Ah, la vie d’étudiant … Bref. Ni une ni deux, il enfila une bonne veste –le mois de mars étant relativement rude cette année, et sortit de la maison familiale sans oublier clefs, téléphone, portefeuille et autres trucs utiles. Cela lui faisait toujours bizarre de vivre dans le quartier des « riches » alors qu’il avait toujours vécu de façon très modeste. Il ne se sentait pas à l’aise dans cette vie qui n’était pas la sienne, et c’était d’ailleurs pour cela que le mode de vie de Ren était devenu beaucoup plus sobre, étonnant grand nombre de ses camarades. Ren râlait beaucoup dans sa tête mais il n’en avait que faire.

Le voilà qui flânait dans un supermarché des plus banals. Il ne savait pas trop quoi acheter, sûrement une brioche à la viande ou une broutille comme ça. Il était en train de réfléchir quand un bruit sourd se fit entendre. Il se retourna et vit qu’une jeune fille venait de s’effondrer par terre. Pris de panique, il se précipita sur elle, s’accroupit et tenta de voir si elle était consciente en lui parlant, elle avait l’air d’être très mal en point mais pas évanouie. Regardant au-dessus de lui, il vit qu’elle avait essayé de prendre des nouilles instantanées. Elle devait avoir faim.
Il l’attrapa au niveau de la taille et l’entraîna tant bien que mal à l’extérieur du supermarché. Il la fit asseoir sur un rebord longeant l’établissement, près d’un distributeur automatique de boissons. Il sortit son portefeuille et paya une bouteille d’eau qu’il tendit à la jeune femme :  « tiens, bois ça, je reviens dans 2 minutes ». Il repartit alors dans le supermarché et acheta rapidement deux pains au curry avant de revenir là où il avait laissé la jeune femme. Il lui tendit le pain et dit : « il me semble que tu as faim … Ca va aller ? » Puis il s’assit auprès d’elle et ouvrit son propre sachet contenant le pain au curry avant de mordre dedans avec appétit.

HJ : bon c’est pas fameux mais bon c’est le début XD
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MA TÊTE : Mika Nakashima
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-05, 19:57

L'expression "c'est dans la tête" n'avait jamais été aussi vraie, Hanabi n'avait rien, c'était seulement Kaori qui jouait des siennes. En effet Kaori ne se laissait pas faire, la drogue n'était qu'un moyen de l'assommer mais dès que cette dernière ne faisait plus effet, la défunte frappait deux fois plus fort, c'était une sorte d'action en crescendo. La junkie devra sérieusement revoir ses doses si elle désirait la paix -tout du moins plus longtemps. Elle ne se rendit pas bien compte tout de suite que quelqu'un était venu l'aider, c'était devenu une action tellement rare à son égard, plus personne ne se préoccupait d'elle autrement qu'en la traitant, pas même un peu de pitié. Si Hanabi était réellement consciente à ce moment, elle pleurerait face à la gentillesse de ce garçon, à part Tôru il n'y avait plus personne qui lui tendait la main, sans qu'elle écarte les cuisses en tout cas. Elle avait mal, qu'on lui enfonce un vrai couteau plutôt que de la faire souffrir comme ça, c'est tout ce qu'elle demandait, autant mourir car ce n'était pas humain de souffrir autant.

Elle se sentit soulevée d'une poigne de fer, il était brusque ce garçon ! Le corps de la paumée était tellement affaibli et amaigri que bientôt nous pourrons voir à travers, certainement qu'elle gardera un certain temps les marques du sauvetage de cet inconnu qui n'a pas vraiment dû avoir de mal pour la sortir du magasin. En tout cas, la puissante douleur à l'abdomen s'estompait petit à petit, Kaori n'avait pas envie de mourir une deuxième fois puis ce n'était plus marrant maintenant que quelqu'un l'aidait !
Les yeux de la jeune femme brillaient et étaient à présent entourés de noir noyé de larmes, elle leva doucement les yeux vers cet inconnu lui tendant la bouteille d'eau et le regarda d'un regard vide, serrant doucement sa main autour du plastique et de le regarder partir. Elle ne pensait pas et ne cherchait pas à comprendre pour l'instant, elle respirait et essayait de reprendre petit à petit ses émotions, adossée contre un mur. Elle posa la bouteille contre sa joue chaude, la fraîcheur lui fit un bien fou, elle ouvrit la bouteille avec le peu de force qu'elle avait et bu une faible gorgée.

Hanabi était totalement là à présent et détestait plus que tout cette petite voix qui devenait de plus en plus présente, elle avait peur d'elle-même et s'imaginait le pire. Son sauveur revint et lui donna un pain au curry, la junkie leva les yeux vers ce garçon en prenant d'une main hésitante la nourriture, touchée. Elle se contenta de hocher la tête suivi d'un Merci ... puis regarda la pellicule plastique contenant ce modeste pain au curry, une moue triste au visage. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas mangé autre chose que des nouilles instantanées qu'elle allait n'en faire qu'une bouchée, mais non il fallait qu'elle essaie de ne pas tout manger pour qu'elle puisse se faire deux repas et ainsi économiser un peu d'argent, mais en même temps la pauvre femme en salivait presque. C'est gentil ... disait-elle sans quitter la bectance des yeux, Hanabi se sentit tout à coup gênée par ce modeste cadeau qui était pour elle énorme, au point qu'une larme glissa le long de sa joue. La junkie gargouilla alors et le rouge lui monta aux joues comme si elle allait passer pour une crevarde, quelle était l'importance dites-moi ? Elle était quand même une traînée, une droguée si ce n'est pour ne pas dire rien. Hanabi ouvra donc le sachet et mordit dans le casse-dalle, mon dieu que c'était bon contrairement à ces saloperies de nouilles. Une fois qu'elle ait avalé sa bouchée, elle tourna sa tête vers cet inconnu -légèrement honteuse, il devait la trouver minable quand même, ce qu'elle était à son sens mais voulant sauver le petit de dignité qu'il lui restait, la paumée sortit de sa poche ses quelques derniers yens et les tendit à ce garçon, je ne veux pas passer pour une profiteuse ...
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-15, 13:48

Ren était un peu inquiet pour cette jeune fille qui s’était effondrée dans la supérette sans prévenir. Il n’allait pas la laisser dans cet état et il allait attendre qu’elle se sente mieux avant de prendre congé. Il venait tout juste de lui ramener un pain au curry et elle semblait presque émerveillée devant le « cadeau » qu’il venait de lui faire. Elle l’avait remerciée en lui disant qu’il était gentil. Ren aurait sûrement passé son chemin, Hiroki lui était beaucoup plus bon et serviable. Il était content si le modeste présent que voici faisait plaisir à la jeune femme. Mais elle était tout de même d’une maigreur et d’une pâleur impressionnante. Ses vêtements étaient délavés et abîmés, son teint cireux et ses yeux désormais embués de larmes et tachés par l’eye-liner qui avait coulé. Quel triste tableau …
Hiroki haussa un sourcil quand la jeune femme lui tendit quelques yens en lui disant qu’elle ne voulait pas faire sa profiteuse. « Hein ? Mais non, laisse tomber, je te l’offre avec plaisir, tu avais l’air tellement mal en point. Je ne pouvais pas te laisser comme ça et avoir une conscience. » Et puis c’était pas deux pains au curry et une bouteille d’eau qui allaient ruiner ses parents, vu ce qu’ils gagnaient mensuellement, alors il s’en foutait un peu. Dans son ancienne vie ça aurait été une autre affaire mais s’il pouvait profiter de sa situation de « gosse de riche » pour aider son prochain il était pour.
Dans un coin de sa tête, Ren ricanait. « Tu te prends pour un sauveur ou quoi ? Franchement, je suis devenu une vraie lavette depuis que tu squattes mon corps … » Hiroki décida d’ignorer les sarcasmes désagréables proférés par le propriétaire de l’enveloppe corporelle qu’il utilisait tous les jours. Il avait fini par s’habituer à cette petite voix dans sa tête même si ça l’épuisait beaucoup, parce que Ren avait cette fâcheuse manie de venir s’exprimer sans prévenir et dans les moments les plus inattendus.

« Dis-moi plutôt … Que t’est-il arrivé dans la supérette ? Et depuis quand tu n’as pas fait un vrai repas ? » Il ne pouvait détacher son regard des poignets de la jeune fille qui tenaient le pain au curry. Ils étaient si fragiles, c’en était déroutant. Hiroki se sentait désolé de la voir dans cet état et s’il s’écoutait il l’aurait ramené jusque chez lui pour lui faire un vrai repas. Mais bon, c’était bizarre de ramener une fille chez soi comme ça, et puis la tête que ses parents auraient fait … Ils n’avaient pas l’air d’être le genre de personne à juger sur les apparences mais Hiroki était certain que face à cette jeune femme ils n’auraient pas pu s’en empêcher.
Mangeant son propre pain au curry, il décida subitement de se présenter une fois sa bouchée engloutie. Il ne savait pas trop pourquoi il le faisait, mais c’était toujours plus poli de se présenter à quelqu’un, non ? « Au fait, moi c’est Kagami Ren. Je suis étudiant à Shindai. Et toi ? » Simple et banal, digne de notre Hiroki national. Ren ricanait encore dans un coin de sa tête. « Hanae serait ravie de te voir t’occuper d’une autre femme » railla-t-il. Hiroki rétorqua mentalement que de toute façon, Hanae ne savait pas qu’il était encore vivant dans ce monde et que jamais elle ne serait jalouse d’une fille dans le besoin comme cette jeune femme. Elle valait bien mieux que cela !

HJ – désolée du retard, et de la longueur ahah j’espère que ça t’ira ( :
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-15, 15:22

D'un automatisme incroyable, Hanabi replaça rapidement son peu d'argent dans sa poche, ne cherchant pas à s'imposer, tant pis pour lui et tant mieux pour elle. Elle pourra s'acheter une fois de plus ses nouilles dégueulasses pour survivre un jour de plus, si nous pouvions appeler ça survivre. Elle ne vivait plus vraiment la junkie, sauf si vivre signifiait être une chienne, une junkie et pleurer sans arrêt. Ce n'était pas ça la vie, soyons d'accord.
La junkie reprit une bouchée tout en l'écoutant lui poser ses questions, à cette entente elle baissa doucement les yeux et mâcha d'une façon plus lente, ne voulant et ne sachant comment le dire. "Hey bien écoute, il s'avère qu'il y a un esprit qui essaie de s'emparer de mon corps et sinon j'ai pas bouffé correctement depuis un bon moment" non, ce n'était pas possible de dire quelque chose de ce genre. C'était de la honte ni plus ni moins, elle avait pitié d'elle-même de toute façon et Kaori avait pitié et honte du corps qu'elle habitait, non mais attendait, qui d'autre à par cette traînée serait heureux de recevoir un bout de pain ? Personne à part un clochard, ce qu'elle était bientôt. J'ai quelques problèmes de santé, c'est tout ... Et je mange tous les jours, elle ne mentait pas nous sommes bien d'accord ? Elle mangeait tous les jours, des petites portions de mauvaises choses mais elle mangeait tous les jours, Hanabi avait le don de jouer sur les mots et ça fonctionnait plutôt bien. De plus elle n'avait pas envie de paraître pire qu'elle n'était réellement, mais un vrai repas ? Ca remonte tellement, les saveurs du fait maison étaient bien loin dans la mémoire de cette personne -ou plutôt de ces personnes. Kaori voulait parler mais préféra la laisser se débrouiller seule, elle craquera toute seule contrairement à la dernière fois où c'est la défunte personne qui parla à Tooru, de toute façon Kaori sera bientôt à la place de Hanabi mais était-ce une bonne chose ?

Le garçon se présenta, il était étudiant, lui. Quel chance avait-il ... Hanabi n'a pas été bien longtemps sur les bancs de l'école et elle n'y retournera jamais, de toute façon c'était une bonne à rien, jusqu'au bout, ça ne servait à rien d'y retourner : du temps donc de l'argent, voilà son raisonnement. La junkie releva son regard vers ce Ren et inspira profondément, Utsunomiya Hanabi ... Et je ne suis rien dit-elle en baissant les yeux qui se remplissaient petit à petit de larmes. Kaori la secouait intérieurement, l'encourageant à la présenter, elle existait elle aussi après tout. Hanabi se crispa une nouvelle fois, au point d'en faire tomber son pain au curry et de renverser la bouteille d'eau en la faisant tomber par terre ... Tous ces cadeaux maintenant fichus, quel gâchis ... La jeune fille serra les dents et se tint le crâne, essayant d'apaiser la douleur que provoquer cette saloperie de petite voix.
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-15, 16:12

Ren était consterné. Il n’était stupide, il savait qu’elle n’avait pas fait un véritable repas depuis des lustres. Cela se voyait à la fragilité de son corps fatigué, aux gargouillements provoqués par son estomac et à la lumière qui s’était allumée dans ses yeux à la vue d’un simple pain au curry. Mais elle ne voulait pas l’avouer, elle devait être gênée, et la gêne était une émotion qui caractérisait bien les Japonais de toute façon. Il n’allait donc pas insister davantage sur le sujet, et la laisser tranquille. « J’espère que tes problèmes de santé ne sont pas trop graves. Tu as vu un médecin ? » demanda-t-il, un peu inquiet par l’apparence frêle de la jeune femme.
Il s’était donc ensuite présenté comme étant Kagami Ren, bien que ce soit Hasegawa Hiroki qui parlait au fond. S’ils savaient qu’ils étaient tous deux des Reborn torturés par un esprit. A la différence qu’Hiroki avait le dessus sur Ren et qu’Hanabi avait le dessus sur l’autre esprit. Mais ça, il n’en savait strictement rien. Et ce n’était pas la maigre présentation de la dénommée Utsunomiya Hanabi qui allait lui mettre la puce à l’oreille. Elle avait baissé la tête en se présentant, sûrement pour cacher les larmes qu’il put voir s’écrouler au sol. Il la vit lâcher le pain et la bouteille et n’eut pas le réflexe de tout rattraper à temps, si bien que la moitié de la bouteille se déversa sur le sol de bitume, quant au pain, il était souillé. Ren s’empressa de ramasser la bouteille et de la fermer. Il en restait quand même encore. « Hé, pourquoi tu pleures ? Ca va aller … D’accord ? » Hiroki était un peu désemparé, il n’avait pas l’habitude de voir des filles pleurer et c’était un peu sa faute pour le coup, il n’aurait peut-être pas dû se présenter de façon si nonchalante. Il ramassa le pain au curry qu’il jeta à la poubelle et lui tendit le sien, qu’il n’avait pas encore fini de manger. « Tiens prends le mien. » Il crevait la dalle mais il pouvait en acheter encore cent comme ça, alors que ça n’avait pas l’air d’être son cas.

Puis après avoir réfléchi un instant, il posa une main sur l’épaule de la jeune femme, et dit : « Bon, je vais t’emmener manger quelque part ! Tu m’as l’air d’avoir besoin d’un remontant. Qu’est-ce que tu as envie de manger ? » Demanda-t-il. Souriant, se voulant aimable, il se leva et tendit une main se voulant chaleureuse à la jeune fille pour l’aider à se relever. « Je t’invite, ça me fait plaisir et je peux me le permettre, alors ne t’en fais vraiment pas pour moi et dis-moi juste quel est le plat qui te ferait plaisir. » Hiroki culpabilisait un peu d’inviter une autre fille qu’Hanae à manger, mais il ne pouvait pas laisser Hanabi dans cet état. Personne ne semblait se soucier de son cas alors il allait le faire, parce que c’était dans sa nature. Parfois c’était bien utile d’habiter une enveloppe corporelle autre que la sienne. « Tu crois vraiment que mon père et ma mère te filent du fric pour nourrir les clochards, Hiroki ? » clama Ren dans un coin de sa tête. Hiroki lui somma de se taire, qu’avec une attitude pareille ce n’était pas étonnant que ce soit une tête à claques et un abruti imbu de lui-même. Et vexé, Ren s’était tu.
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MA TÊTE : Mika Nakashima
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-16, 13:19

Un médecin ? Hanabi n'en avait pas vu depuis des lustres, le seul qu'elle ait vu était celui qui lui fit son échographie et basta, aucun suivi médical. Elle avait peur, non pas des docteurs mais de leurs remontrances et des résultats, de toute façon qu'est-ce qu'ils allaient dire ? Elle le savait déjà, il fallait qu'elle mange davantage et plus équilibré, qu'elle se fasse dépister plus régulièrement ou encore qu'il fallait qu'elle arrête l'alcool qu'elle consommait durant son travail, et encore nous pouvions parler de la drogue aussi. Ils étaient bien gentils les médecins, mais à part diagnostiquer ils ne faisaient pas grand chose, sans argent ils n'aident pas et c'est ça qui est bien malheureux. La junkie se contenta de hocher la tête face à la question de ce garçon qui n'était autre qu'un moyen de se donner bonne conscience se disait-elle, à ses yeux tout le monde était faux-cul ... Sauf Tôru parce que Tôru il est cash et n'a pas hésité à menacer la petite voix et que Tôru il ne veut que son bien malgré tout. Hanabi avait pour ce mafieux un amour qu'on ne pouvait pas encore qualifier, était-ce de l'amitié, de l'amour fraternel ou bien le véritable amour ? Ou juste du désespoir ? Telle est la question.

Kaori faisait du mal à Hanabi même sous la menace de Tôru, la paumée n'aurait pas le courage d'aller lui dire car elle mourrait donc Kaori s'en fichait et parviendra à se faire entendre une nouvelle fois. Hanabi pleurait, mais le garçon ne semblait pas voir qu'il s'agissait d'une fois de plus à cause d'une douleur, elle avait mal et appuyait sur son ventre. C'était une douleur comme un couteau dans le ventre, comme les premières règles, quelque chose qu'on n'oublie pas. Puis Ren lui tendit son pain en gentil garçon, la junkie releva la tête en reniflant, le visage encore plus noir et triste que tout à l'heure. Kaori arrêta ses conneries un instant, il ne fallait pas que son corps d'accueil meurt, ce serait con pour elle. D'une main hésitante et tremblante, la jeune femme prit le pain, ses doigts frôlant alors ceux de cet inconnu, un faible merci sortit de sa bouche pulpeuse mais gercée. Hanabi était une jolie fille en somme, mais la pauvreté et le besoin l'ont vulgarisé, si elle avait de l'argent certainement qu'elle serait la plus coquette de Shinkyo, elle aussi aimerait avoir des robes, des chaussures et d'autres froufrous inutiles, mais non. Tout ce qu'elle pouvait faire était d'entretenir ses longs cheveux corbeaux, c'était le peu de beauté qu'il lui restait réellement.

La jeune asiatique se mordit la lèvre face à la proposition, puis essuya ses yeux dans sa manche, à quoi bon faire des manières quand on n'avait plus aucune dignité ? Manger quelque part ? Si seulement c'était possible, Hanabi rêvait, oui c'est ça elle était en plein délire dû à cette merde qu'elle fumait de plus en plus, ou bien alors elle dormait et peut-être qu'en lui prenant la main elle n'allait plus jamais se réveiller, c'était possible qu'elle soit à deux doigts de la mort étant donné le déchet qu'elle était ! Les yeux noyaient de larmes, elle releva les yeux vers ce sauveur en fronçant les sourcils. T'as juste pitié de moi, comme tous les autres dit-elle en passant ses doigts sur ses paupières inférieures pour enlever l'excédent de noir. Qu'est-ce qu'elle voulait manger ? Des yakisoba, son plat favori qu'elle a eu l'occasion de manger que très voir trop rarement, elle ne se rappelait plus du goût mais avait gardé en tête qu'il s'agissait de son plat fétiche. Elle secouait sa tête, comme pour refuser à lui et à elle-même d'y aller, elle pleura un peu, énervée. Je ne peux pas ! Regarde de quoi j'ai l'air ! De quoi tu auras l'air toi hein ? Garde ta pitié j'en ai déjà suffisamment envers moi-même ! dit-elle en s'exclamant et en gardant néanmoins ce précieux pain au curry contre elle, comme par peur qu'il soit repris. Kaori voulut parler, Hanabi résistait et mit ses mains sur son visage comme pour se cacher, ayant laissé son pain sur ses genoux, elle serra les dents ne voulant pas que cette petite voix prenne le dessus puis serra les poings, toujours contre son visage, puis le regarda avec un regard différent, une larme coulant le long de sa joue. Excuse-mo- fut la seule parole de Kaori, Hanabi se battait contre elle-même et se releva, laissant à nouveau tomber le pain. Elle voulut partir mais Kaori résistait, elle était là, immobile devant ce Ren, les mains contre le visage, totalement crispée.

Désolé pour la longueur, je n'avais absolument pas prévu que ça soit aussi un pavé aussi énorme xD
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-16, 22:29

La jeune femme avait hoché la tête lorsque Ren lui avait demandé si elle avait vu un médecin. Il ne la croyait pas plus qu’il ne l’avait pas crue lorsqu’elle avait dit qu’elle mangeait tous les jours, mais il avait l’air d’avoir affaire à une fille relativement têtue et bornée, alors à quoi bon lui dire ce qu’il en pensait ? Elle ne l’écouterait sans doute pas.
Puis elle s’était remise à pleurer, après avoir dit qu’elle n’était « rien ». Sur le coup, Ren, trop préoccupé du fait qu’il avait fait pleurer une fille, n’avait pas vu qu’elle se tenait à nouveau le ventre comme pour apaiser une douleur abominable, et lui avait demandé bêtement pourquoi elle pleurait. Puis comme elle avait fait tomber son propre pain au curry par terre, il lui avait donné le sien. Elle l’avait pris et lui avait répondu un faible « merci », presque inaudible, que quelqu’un d’autre que le nippon n’aurait certainement pas entendu. Mais bon ce n’était qu’un détail et ça lui était égal. Il lui avait donné le pain de bon cœur avait eu peur l’espace d’un instant qu’elle refuse son modeste présent à moitié dévoré, mais elle l’avait accepté.

Lorsqu’il lui proposa d’aller manger quelque part, alors qu’il pensait naïvement qu’elle allait accepter, elle l’observa avec ses sourcils froncés tout en essuyant le trop plein de mascara et d’eyeliner dégoulinants, et lui jeta à la figure qu’il avait juste pitié d’elle comme les autres. Elle continuait de pleurer, les larmes s’écrasant sur le bitume, et elle secouait la tête énergiquement. Pourquoi s’obstinait-elle ainsi ? Hiroki n’y comprenait fichtrement rien ! « Pitié ? » put-il à peine articuler. Hiroki était la dernière personne de Tokyo qui aurait agi par pitié pour quelqu’un. Il ne supportait juste pas de voir quelqu’un mal en point alors qu’il était en parfaite santé et qu’il avait les moyens d’aider un peu cette personne. Etait-ce de la pitié ? Il voyait cela comme de la générosité mais bon. Elle refusa catégoriquement, lui disant de garder sa pitié, tout ça … Hiroki répondit, pas méchamment mais fermement. « Si j’avais pitié de toi je ne me comporterais pas comme ça. Considère plutôt ça comme de la compassion. J’ai les moyens de t’offrir un repas, ça me fait plaisir, pourquoi t’obstines-tu à refuser ainsi ? Et je me fiche totalement des apparences. » Il s’était un peu senti obligé à rajouter ce détail dans le sens où elle lui avait clairement dit « regarde de quoi j’ai l’air ». C’était vraiment le dernier de ses soucis, là tout de suite. En plus elle avait encore fait tomber son pain par terre dans son entêtement. Alors qu’il allait reprendre la parole, tentant de la convaincre comme il le pouvait, elle l’interrompit dans son geste et il entendit un « excuse-moi » à peine prononcé et même pas terminé. Surpris du soudain revirement de situation, il aurait presque pu dire que cette fille était lunatique s’il n’habitait pas lui-même le corps de quelqu’un d’autre …. Le visage d’Hanabi avait changé, il semblait encore plus fragile mais sincère, moins crispé par la peur et la douleur. Ren n’avait presque aucun sur le fait qu’elle aussi, elle était « possédée ». Il hésita, mais il n’avait rien à perdre alors il posa la question qui lui brûlait les lèvres. « Désolé si j’ai l’air débile mais … est-ce que par hasard tu fais aussi partie de ces personnes dont le corps est partagé par deux esprits ? » On les appelait Reborn à Shinkyo, mais Hiroki n’aimait pas ce mot. Cela sonnait comme une délivrance, une seconde chance, alors que c’était juste une torture supplémentaire infligée à deux êtres qui n’avaient demandé. Ca n’avait d’ailleurs rien de naturel. Peut-être que ça ne l’était pas, après tout.

HJ – ahah pas grave ! Je t’ai un peu rejoint dans la longueur du coup XD
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-17, 16:42

Ren était loin d'être égoïste, la preuve en était qu'il était prêt à inviter une inconnue dans le besoin à aller déguster un repas sans vraiment se soucier de l'apparence souillon de cette dernière. C'était gentil et cette gentillesse ne te vaudra que de bonnes choses, ou alors ta perte. Ren n'était pas égoïste, Hanabi pensait cependant à sa personne, c'était bien gentil d'aller déjeuner quelque part, mais regardez-la un instant, elle avait l'air de rien, elle représentait bien ce qu'elle était finalement, entre son maquillage -ou plutôt son charbon- sous ses yeux, ses cheveux défaits et ses vêtements délavés. Voilà pourquoi elle ne voulait pas aller avec lui, la honte d'elle-même, cette gêne et ce dégoût. La junkie en avait marre des regards à son encontre, en avait marre d'être jugée, quand nous arrivons ce à niveau là il faudrait ravaler sa fierté et profiter mais Hanabi ne voulait pas, comme il a déjà été écrit, la jeune femme est désespérément positive et se dit que le jour où tout ira mieux, les gens se rappelleront de ce qu'elle était. Quand on y pense, la paumée ne réfléchissait pas à son avenir et se disait juste que tout irait mieux - de toute façon, tout est mieux que son état actuel. Kaori se voyait dans une belle et grande maison avec son mari et deux enfants, un beau cadre de vie, comme sa vie d'avant quoi, peut-être que cela influencera l'idée de vie de la junkie, Hanabi, Tôru et ses minis-eux pourquoi pas ? C'est beau de rêver.
Elle l'écouta. Puis soupira, il ne comprenait pas, elle ne savait pas parler ou quoi ? Pourquoi refusait-il de comprendre que c'était compliqué de se montrer ? Face à sa réponse, la junkie se contenta de se taire et de baisser les yeux, il était gentil et respectueux alors qu'elle, elle lui criait dessus. Une vraie gourde, stupide fille va, tu n'es bonne à rien à part pour dire n'importe quoi. La paumée était très mal à l'aise.

Lorsque Hanabi se battait contre Kaori, ce Ren demanda si elle était - entre autre - une reborn. Le corps se calma soudainement, les yeux grands ouverts, et réfléchit. Si ça se trouve, il était tout sauf ce qu'il prétendait être, qui vous dit qu'il n'allait pas s'emparer de vous pour faire on ne sait quoi ? Déjà que Kaori s'est promise entre guillemet à Tôru, ça suffit quoi. De toute façon, il avait été clair, il ne fallait rien dire, tout allait bien et Hanabi n'était pas différente. Elle secoua donc la tête, non non non et non. Non, je suis normale ! Je vais bi- mais non, elle n'allait pas bien, surtout maintenant, Kaori voulait parler ce qui causa un terrible mal de crâne. Ses pupilles se dilatèrent légèrement avant de regarder ce garçon, comment tu connais notre existence ?, l'esprit avait raison de poser cette question, ce sujet était encore tabou.
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-03-26, 00:39

Hanabi n’avait pas répondu à ce qu’il venait de dire, se contenter de l’observer avec un air méfiant, comme si ce qu’il disait n’avait strictement aucun sens. Cette fois, Ren renonçait à la convaincre. Il n’allait pas non plus forcer quelqu’un à faire quelque chose dont il n’avait pas envie après tout. Ce n’était pas le genre de la maison, vraiment. Mais bon, depuis leur rencontre un peu plus tôt dans la petite supérette, il ne pouvait pas dire qu’il parvenait à cerner la jeune femme. Il était sûr d’une chose, c’est qu’elle s’entêtait à lui mentir depuis le début. Non, elle ne faisait pas de vrais repas, non elle ne voyait pas de médecin, non ce n’était pas parce qu’elle n’avait pas envie de manger un bon repas au restaurant qu’elle refusait. Mais bon, qu’y pouvait-il de toute façon.

Puis finalement, lorsqu’il la vit réagir comme si elle était « possédée », il se lança et posa LA question qui le ferait passer pour un gros débile s’il se plantait dans son raisonnement. Mais d’un autre côté, son attitude à l’instant même où il avait posé la question laissait vraiment planer le doute. La jeune femme secoua la tête négativement et s’exclama qu’elle était normale, mais elle ne put achever sa phrase pour une raison obscure. Son regard changea brusquement, comme l’instant d’avant. Le regard apeuré d’Hanabi s’était dissipé pour laisser place à un regard plus calme et méfiant, avec une lueur de curiosité. Ren était dérouté. S’il se trompait, il pouvait tout de suite aller se jeter dans la rivière du coin.

Comment il connaissait leur existence ? Bingo. Il avait donc tapé dans le mille. Cette Hanabi était une Reborn, tout comme lui. Laquelle des deux personnalités était l’âme rattachée à ce corps fragile depuis le début ? Hanabi était-elle la réelle propriétaire de ce corps ? Cette jeune femme affamée et apeurée ? Ou était-ce la jeune femme qui venait de s’adresser à lui ? Il ne saurait que dire. Lui avait pris la totale emprise sur Ren sans même savoir pourquoi, mais qu’en était-il des autres ? c’était d’ailleurs la première fois qu’il rencontrait un autre Reborn depuis son réveil dans cette ville qu’était Shinkyo. « Parce que je suis comme toi. Tout simplement ». Il n’avait pas hésité à révéler son identité, même si la voix de Ren martelait dans sa tête que c’était une bêtise. Après tout, c’était pas plus mal d’en savoir plus sur les autres, non ?

HJ – désolée de la longueur ^^’
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-04-06, 14:55

Kaori était une voleuse, petit à petit elle s'emparait de ce corps qui n'était pas le sien, Hanabi n'aimait pas les voleurs même si de temps en temps elle n'avait d'autres choix d'agir de la sorte pour survivre. Kaori de son côté, voulait que tout recommence et que tout soit aussi bien qu'avant, à défaut de pouvoir récupérer sa famille elle voulait au moins retrouver une bonne situation même si il fallait avouer que son corps d'accueil n'était pas un réel cadeau, elle avait du boulot avant d'y arriver. Pour l'instant il fallait juste survivre, demain ou un de ces jours tout ira mieux de toute façon Tooru la sauvera de toute façon.
Mais pour l'instant la junkie, du moins l'âme clandestine, était face à un type se disant "comme elle", Hanabi avait envie de pleurer et d'y croire, Kaori elle resta plus septique. Fallait-il réellement lui faire confiance ? Les mises en gardes de Tôru trottaient dans le crâne du corps d'accueil, qui dit qu'il ne s'agit pas d'un quelconque mafieux, ces types ont des oreilles partout et peut très bien en vouloir à la jeune fille, comme il se peut qu'il s'agisse vraiment d'un reborn. Sur quel pied danser ? Pourquoi danser ? Plutôt courir ! Non il faut rester et au moins lui accorder une réponse. Le petit corps ferma les yeux et prit une longue inspiration sous la baguette de la clandestin, calmons-nous, nous sommes grandes après tout. Hanabi se tut, Kaori ouvrit les yeux et regarda alors son sauveur, oui son sauveur et peut-être un futur allié qui sait ? Dans le fond il avait aidé cette paumée de fille dans la supérette avant de lui offrir à manger, si il avait de réelles mauvaises intentions envers ces personnes il ne se serait certainement pas embêter de la sorte. Elle le regarda avec attention en se frottant le bras comme pour le réchauffer, dans ces cas là, tu es mieux tombé que moi. Je m'appelais Kaori, et toi ? demanda-t-elle calmement tout en ayant un léger frisson, parler de soit au passé était une chose vraiment étrange, pourtant elle était encore là, morte mais là.
Elle resta plantée là à le regarder, certes un peu méfiante mais en même temps soulagée d'un poids, si ce n'était pas un mafieux c'était encore mieux car dans le fond les mafieux c'est de la sale race et jamais elle n'aurait pensé avoir affaire avec ce milieu là, elle qui était fille de flic. Kaori rêvait juste d'une famille, Hanabi aussi remarquez cependant si un enfant naît, il aura les traits de la junkie et du père uniquement, la défunte n'aura rien à voir avec le petit qu'elle aura porté -si elle en portera un un jour-.
Elle posa sa main sur son front, Hanabi essayait de retrouver son corps et menaçait de tout dire à son mafieux même si elles savaient toutes les deux que c'était des paroles en l'air, jamais la junkie osera le dire à Tôru, tenant trop à sa misérable vie.

Les yeux noirs de l'enveloppe charnelle se relevèrent vers ce Ren, ce soit disant reborn, nous voulions savoir comment cela allait se poursuivre, des tas de films montèrent à la tête des jeunes femmes mais de toute façon il était à présent trop tard pour reculer, il valait mieux profiter de la situation. Est-ce que tu sais des choses ? N'importe quoi m'intéresse, elle parlait pour le papa ça s'entendait bien, en espérant qu'il accepte de bien vouloir coopérer.
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-04-29, 23:38

Il était là, face à cette jeune femme au corps frêle et fragile, qui ne se nourrissait pas correctement, ne voyait pas de médecin et mentait. C’était un bien triste sort, et pourtant il avait fini par comprendre qu’elle était une Reborn. Laquelle des deux avait le dessus ? Il n’en savait rien. Ce qu’il savait avec certitude c’était que deux esprits cohabitaient dans l’enveloppe corporelle qui lui faisait face, tout comme il cohabitait avec Ren.
Elle lui annonça que s’il était bel et bien comme elles, il était sûrement mieux tombé qu’elle. Elle se présenta comme étant Kaori. Il lui adressa un sourire franc, et répondit :

« Tu sais, je suis tombé dans une famille riche, où le contact familial existe à peine, la personne à qui appartient ce corps est mon total opposé et ce n’est pas facile de vivre avec. Une chance qu’il me laisse avoir le contrôle. »

Parce qu’il savait très bien que si Ren en avait vraiment la volonté, il reprendrait très aisément le dessus. Hiroki n’avait pas la personnalité assez robuste, même si c’était un battant et un persévérant. Il savait que Ren était plus fort. Et il devait trouver cela ennuyeux de constamment lutter contre quelqu’un donc pour le moment, il laissait faire.

« Je m’appelais Hiroki. Tu habitais Tokyo aussi ? »

C’était étrange de parler de soi au passé, d’admettre qu’on était mort, en quelque sorte. C’était bien le cas, la voiture l’avait bel et bien percuté de plein fouet et il était mort sur le coup, mais il était revenu par je ne sais quel miracle, ou malédiction qui sait. Mais sa vie d’avant, en tant qu’Hiroki, était désormais enterrée et il devait vivre avec le poids du fait qu’il ne reverrait plus sa famille, et que même s’il les rencontrait, ils ne le reconnaîtraient pas.
Elle lui demanda s’il savait quelque chose, que n’importe quoi l’intéressait. Il soupira, et avoua :

« Je suis désolé de te décevoir, mais je ne sais pas grand-chose. A vrai dire tu es la première comme moi que je rencontre. Je savais qu’on était pas seuls vu comment ils en parlent dans les médias mais je suis resté … méfiant on va dire. Avec tous ces mafieux qui traînent … »

Il marqua une pause, et reprit :

« Tu veux aller discuter ailleurs ? Pas que le trottoir près de la supérette ne soit pas un endroit super cool mais bon … »

Il avait tenté de plaisanter un peu.

HJ : désolée du temps d’attente et de la médiocrité de mon post ;w ;
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MessageSujet: Re: Don't bury me, faceless enemy   2015-07-04, 15:05

L'esprit clandestin avait gagné la bataille, mais Hanabi jura qu'il était loin de gagner la guerre. Mais Hanabi n'avait plus la force de se battre pour le moment, mais elle se vengera et Kaori souffrira, elle souffrira autant que le jour de sa mort, la junkie n'en avait plus rien à foutre de toute façon, elle était elle-même condamnée entre la drogue, le manque d'argent et le sexe non protégé, si elle mourrait de vieillesse c'est qu'elle était sacrément chanceuse. Du moins, pouvons-nous appeler cela de la chance ? Sa situation était tellement misérable que peut-être serait-elle mieux là haut ? Quoi que le ciel voudra-t-il d'elle et n'avait-elle pas déjà sa place réservée en bas ? Dans le bureau de Lucifer, là où la débauche et le malheur dansaient ensemble.

Kaori se pinça les lèvres, du moins elle les fit pincer à l'enveloppe charnel qu'à présent nous appellerons comme le parfum, pour ne pas être confus. Il ne se rendait pas compte qu'il avait plus de chance qu'elle, ce reborn était-il aveugle dans sa vie précédente pour ne pas voir dans quoi elle vivait désormais ? Dans ce sac d'os vulgaire et sali. Tu es tombé dans une famille, toi. Moi elle dort plus souvent dans le lit de quelqu'un d'autre que dans le sien, si tu vois ce que je veux dire ... Elle en a autant dans le nez qu'entre les cuisses., la jeune femme soupira. Hanabi la détesta à ce moment donné, se rendait-elle compte de ce qu'elle était en train de dire ? Comme si elle ne semblait pas au courant qu'elle n'avait pas le choix pour survivre ? Mais pourquoi s'obstiner à vivre dans un sens ? Ce n'était qu'une question de temps, même si parfois le temps était long.

Tokyo, ce nom lui procura un pincement au coeur. Repensant à sa famille, à son petit ami, à ses amis, à sa vie d'avant. Elle voulait tant y retourner, enlacer son père, sa mère ... tout le monde, faire savoir qu'elle les aimait et qu'ils étaient tous simplement géniaux et merveilleux. Parler d'eux au passé était étrange, car eux, vivaient officiellement encore. Pas Kaori. Non, Kaori était là, devant une supérette dans le corps d'une semi-prostituée sans dégaine. La pauvre, elle qui avait tellement de projets d'avenir.

Elle se contenta d'un hochement de tête, regardant au sol, comme si elle ne voulait pas y repenser. Trop de douleur pour un si petit coeur.

Il ne savait rien, il en savait autant qu'elle, cela ne l'aidait pas beaucoup malheureusement. Cela la fit soupirer une nouvelle fois, puis, suite à la proposition du jeune homme, elle hocha la tête, d'un air sérieux. Elle qui était si joviale autrefois avait perdu son sourire et son envie de rire, cela la désolait vraiment. Un simple Où ? se fit entendre avant de rajouter de façon gênée Je .. je ne veux pas qu'on me voit, regarde de quoi j'ai l'air ..., puis elle gargouilla une nouvelle fois, ce qui la fit rougir.
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