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 THAT'S NOT MY BUSINESS

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Points : 181
MA TÊTE : Mika Nakashima
J'AI : 24 ans
JE SUIS : Japonaise
MessageSujet: THAT'S NOT MY BUSINESS   2016-05-02, 17:25


« Ecoute-moi bien ma jolie, j'en ai plus qu'assez de sans cesse devoir réclamer les loyers que tu me dois ! Je te laisse jusqu'au mois prochain pour tout me rembourser autrement c'est DE-HORS ! »

Les paroles du propriétaire datait déjà d'une semaine, le compte à rebours était lancé pour la junkie qui se pensait vraiment capable de pouvoir rassembler l'argent. Quelle naïveté, avec la petite voix omniprésente dans sa tête qui l'empêchait d'exécuter convenablement son travail, d'attirer les clients ou pire encore en la faisant réagir d'une façon qui n'avait pas lieu d'être pendant l'acte corporel. Kaori, la petite voix, n'était pas pour ce genre de travail, elle le trouvait dégradant. Elle avait beau être intelligente, elle ne semblait pas ne rendre compte de la situation de son nouveau corps, Hanabi lui faisait toujours cette remarque. Et puis de toute façon, la prostituée ne savait pas faire grand chose d'autre. Il y a quelques mois de cela, alors qu'elle était encore avec son mafieux, jamais la jeune asiatique se serait imaginée devoir de nouveau recourir à cette pratique obscène. Surtout qu'elle n'allait plus vraiment dans le soft à présent, il fallait qu'elle se fasse de l'argent très rapidement et devait donc accepter les pires pratiques. Ne soyez pas étonnés de voir ces quelques hématomes sur ses hanches et bras. Ne vous étonnez pas non plus que la petite voix essaie de limiter tout ça, car du fait de partager ce corps, les sensations vont aux deux demoiselles.

La veille au soir, alors qu'elle faisait son travail d'hôtesse, son patron vint lui dire que quelqu'un souhaitait la rencontrer – comme on le disait dans le jargon, et qu'il l'attendait dans la ruelle à côté du bar. Son patron n'était en aucun cas son maquereau, mais il connaissait ses activités et son besoin d'argent, il l'aidait en quelque sorte !
Quoi qu'il en soit, une fois sortie, la junkie fut stupéfaite de voir le mec qui travaillait là où elle allait mangé parfois, quand elle avait plus que quelques yens sur elle, Hanabi lui fit d'ailleurs tout de suite remarquer « mais t'es le garçon du Shinkyo Dinner ... », ce dernier fut surpris mais sourit ensuite avant de l'emmener jusqu'à sa voiture garée non loin.

« Tu n'as qu'à passer demain me voir au boulot, j'ai pas la somme sur moi mais t'inquiète pas. De toute façon ce n'est pas comme si je mentais tu sais où me trouver. », dit-il en stationnant devant l'immeuble où vivait la jeune femme pour qu'elle descende. « mais tu habites là toi aussi, pourquoi tu ne vas pas chez toi ? Et pourquoi tu es venu me chercher au Night Club ? », demanda-t-elle curieuse, « j'ai d'autres choses à faire et j'avais envie lorsque tu te trouvais au Night Club. », sans rien rajouter si ce n'est un hochement de tête, Hanabi sortit de la voiture et s'en alla rejoindre son appartement en évitant de faire de bruit pour ne pas faire aboyer le chien du gars qui à présent était son client.

Quatorze heures et l'hôtesse était postée devant le petit restaurant, observant le client de la veille en croisant les bras, bien en évidence devant la vitrine mais ce couillon la snobait. Hanabi serrait les dents, les sourcils froncés tandis que la petite voix lui disait que c'était peine perdue.
Le dernier client quitta le restaurant environ une demi heure plus tard, c'est ainsi qu'elle entra dans la salle sans réel scrupule et s'en alla d'un pas rapide vers le bar, là où il se trouvait, posant ses deux mains sur le comptoir de façon ferme. « Alors mon argent ? Ne me dis pas que tu n'as pas la somme sur toi car je vais me fâcher. », dit-elle en le regardant dans les yeux, de ses yeux noirs aux pupilles dilatées et dont le mascara avait coulé à cause du froid et des larmes de fatigue.
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MA TÊTE : Takeru Sato
J'AI : 26 ans
JE SUIS : Japonais
MessageSujet: Re: THAT'S NOT MY BUSINESS   2016-05-02, 20:44


C'est la truffe de Buddah qui me réveilla ce matin. Je n'avais pas particulièrement envie de me lever, mais bon. Je n'avais pas tellement le choix : travailler au Shinkyo Dinner était ce qui me permettait de vivre et de payer mon loyer. Assis sur mon lit, je baillais et me grattai un peu la tête, avant de regarder Buddah m'offrant son air de chien triste de ne pas encore avoir eu à manger. Je souris et lui caressais un peu la tête, avant de me lever et me rendre à la cuisine pour me préparer à manger et remplir la gamelle de mon Dobermann. Et puis je pris le temps de sortir un peu Buddah dans la cour de l'immeuble, et les rues voisines, et j'en profitais aussi pour me détendre un peu avant d'aller au travail.

Une fois le petit déjeuner pris, je me rendis à la salle de bain, les vêtements de la journée à la main, soit une chemise blanche et un pantalon noir pas trop moulant. Entre temps je reçu un sms. Mon frère. J'en fronçais les sourcils. Qu'est-ce qu'il me voulait de si bon matin ? Le connaissant ce n'était pas du tout pour me dire bonjour ni même pour me souhaiter une bonne journée. Non, selon moi, recevoir un sms de ce frère de malheur, n'était qu'un simple mauvais présage. Aussi je préférai l'ignorer. Tout simplement. D'ailleurs je me demandais si je devais vraiment le considérer comme mon frère maintenant qu'il avait changé son identité ce con... Ah j'en deviens vulgaire maintenant...

Je poussais un soupir, finissais de me laver, m'habillais, rassemblais mes affaires et sortis de mon appartement, non sans dire à Buddah de bien garder la maison et d'être bien sage en mon absence. J'aurais du me taire, le couple voisin était en train de passer et venait de me jeter un regard bizarre. Je les regardais d'un air blasé, ferma la porte, la verrouilla et partit sans plus tarder, tout en marmonnant un juron.

Une fois arrivé au Shinkyo Dinner, j'allais directement dans les vestiaire, saluant les collègues au passage, et attacha le tablier autour de ma taille, avant de me mettre au travail. J'étais alors complètement dans ma bulle, travaillant de façon concentrée et rigoureuse, sous le regard attentif et plutôt content du boulot que je faisais, du patron. La journée se passait plutôt bien, sans le moindre petit couac. Enfin. C'est ce que je me disais. Mais j'avais bien vu cette nana suivre le moindre de mes gestes depuis de l'autre côté de la vitre du restaurant. Qu'est-ce qu'elle voulait celle là ? Je fis une espèce de grimace et m'étais remis au travail, faisant de mon mieux pour ne pas du tout prêter attention à cette femelle dont je sentais toujours le regard rivé sur ma personne.

L'un de mes collègues eu même l'audace de venir me voir en douce pour me glisser : "Tu la connais Kilian ? C'est ta copine  ?"
Je lui envoyais un regard qui en disait long sur mon étonnement, mon dégoût aussi pour cette idée saugrenue qu'il venait de me sortir. "Je ne sais pas qui c'est et non heureusement ce n'est pas ma copine ! Par contre celui qui est avec elle a de drôles de goûts ! Allez arrête de t'imaginer n'importe quoi, retourne travailler et laisse moi tranquille. " lui avais-je alors répondu. Et finalement j'arrivais à continuer mon travail, oubliant la présence de cette nuisance qui était postée là devant le restaurant.

Peu après, je fus au bar à essuyer des verres. J'entendis la clochette de l'entrée du restaurant sonner et sans quitter le verre des yeux, le dos tourné à l'entrée, j'avais machinalement prononcé un : "Bienvenue !" mais quand je me tournais souriant pour voir de qui il s'agissait, mon expression changea. Oh non. La fille qui était dehors était maintenant là à se rendre directement au bar. Je fis une légère grimace. Mon dieu regardez moi sa tête. Elle aurait pu au moins se démaquiller... Ou se laver ? Ou même... Avoir un autre accoutrement ?  Bah ! Bêtement je me disais qu'elle ne venait pas me voir moi mais un client de la salle.

C'est en la voyant s'avancer vers le bar que d'un coup je me demandais sérieusement ce qu'elle me voulait, cette meuf... J'eus un sursaut, les doigts crispés sur le verre que j'essuyais tranquillement, quand elle frappa le comptoir.
"Alors mon argent ? Ne me dis pas que tu n'as pas la somme sur toi car je vais me fâcher." J'arrêtais tout, penchai la tête sur le côté, et cligna deux trois fois des yeux. Avais-je bien entendu ou elle venait me réclamer des sous là, comme ça, de but en blanc ? Mais quel culot elle avait celle là !

Mais c'est là que je compris le fin mot de l'histoire. J'en eus un léger rire amer, avant de la regarder avec un dédain sans aucune limite : "Alors, déjà, retourne chez tes parents apprendre les bonnes manières quand tu t'adresses à quelqu'un. On ne se connaît pas, en tout cas moi, je ne te connais pas. Ensuite... D'où je te dois de l'argent hein ? Allez, sors d'ici, va réclamer ton fric à quelqu'un d'autre, et laisse moi TRAVAILLER." J'avais insisté sur ce mot là. Allez savoir pourquoi. Sans doute que dans osn accoutrement et le fait qu'elle me réclame de l'argent j'avais fait le lien très subtile entre elle, mon frère, et ses activités bien salasses.
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MA TÊTE : Mika Nakashima
J'AI : 24 ans
JE SUIS : Japonaise
MessageSujet: Re: THAT'S NOT MY BUSINESS   2016-05-05, 11:57


Il était rare que la jeune femme laisse quelqu'un partir sans payer, mais là il s'agissait à la fois de son voisin et du serveur d'un endroit qu'elle connaissait, pas l'un de ces inconnus de cinquante ans et la plupart du temps mariés et pères de famille. Là, elle avait osé offrir sa confiance, lui offrir sa confiance. Et lui que faisait-il en contrepartie ? Il la snobait, travaillant comme si de rien était, de quoi faire halluciner Hanabi tandis que la jeune Endo lui glissait la pensée qu'il fallait s'en douter. Le pire dans cette histoire est que lorsque la junkie l'apercevait dans le hall de l'immeuble ou un couloir, il lui semblait gentil – même si son chien était terriblement flippant, tout du moins, il n'avait pas une tête de mauvais gars comme elle pouvait souvent en voir. Mais bon, comme souvent, Hanabi avait encore trop foi en l'espèce humaine et finalement, c'était juste un connard parmi tant d'autres. C'est comme si on tirait encore une fois sur son cœur déjà blessé, la colère l'envahissait tandis qu'elle prenait place au bar pour réclamer ce qui lui était dû. Peut-être n'y avait-il pas d'histoire à faire, simplement qu'il n'avait pas le temps durant son travail, là il n'y avait plus personne, juste eux deux, il n'y allait pas y avoir de problème – se disait-elle, Kaori abandonna face à cette tête de mule, qu'elle se fasse remettre à sa place ne lui fera pas de mal.

« Alors, déjà, retourne chez tes parents apprendre les bonnes manières quand tu t'adresses à quelqu'un. On ne se connaît pas, en tout cas moi, je ne te connais pas. Ensuite... D'où je te dois de l'argent hein ? Allez, sors d'ici, va réclamer ton fric à quelqu'un d'autre, et laisse moi TRAVAILLER. », dit-il après avoir ri d'une façon insupportable pour les oreilles de la junkie. Ses paroles eurent l'effet d'une petite gifle, la même que lorsqu'on se sent couillonné. Pourquoi sa façon de parler avait-elle autant changé ? Hier soir il se voulait si gentil voir même tendre. Pourquoi il niait lui devoir de l'argent ? Pourquoi disait-il ne pas la connaître ? Mais le pire dans l'histoire, c'est qu'il se permettait d'ajouter ses parents à la discussion pour parler de bonnes manières qui plus est, bonnes manières qu'il n'avait visiblement pas. Hanabi serra les dents ainsi que le poing, la petite voix tentait de prendre le dessus pour éviter un scandale mais l'émotion que ressentait l'hôte était bien trop puissante pour permettre quoi que ce soit. Elle se tut un instant, le regardant toujours de ses yeux brillants et ronds comme des perles et noirs comme ses démons avant de prendre un verre vide et propre posé sur le comptoir et de l'observer à la lumière et dos à ce serveur si désagréable. « Alors, premièrement, j'ai pas de parents. », dit-elle calmement en lâchant le verre pour qu'il s'éclate sur le sol, « donc je ne te permets pas. » ajouta-t-elle d'une façon beaucoup plus sèche avant de se retourner vers lui, la colère montant de plus en plus en elle, « deuxièmement, si tu ne me files pas mon argent tu risques d'avoir autant d'ennuis que moi si je ne le reçois pas. », sa tête commençait à tourner suite au manque de nourriture et à de trop grosses émotions, faisant ressortir encore plus sa pâleur. « Et troisièmement, ne fais pas mine de ne pas me connaître cher voisin. Et ne fais pas mine de ne pas avoir usé de mes services, je déteste les arnaques ! », cette fois-ci, elle jeta par terre le verre qu'il tenait entre les mains, la junkie était alors toute tremblante, le stress montait et ses yeux brillaient encore plus. « J'en ai besoin ... ».

Hanabi tenait à peine sur ses jambes, Kaori lui disait de s'en aller et étant donné la situation, elle souhaitait également prendre possession du corps. L'enveloppe charnelle se maintenait au comptoir du bar pour ne pas tomber, comme si un navire percé tentait de ne pas sombrer dans les abysses, et la junkie sombra dans les abysses. Malaise. Les genoux en plein dans les bouts de verres cassés, une main posée désespérément contre la paroi du bar, la tête baissée, pâle, la respiration lourde. La petite voix profita du moment pour s'emparer du corps, l'autre esprit étant complètement à l'ouest. Elle ressentait alors cette fatigue, cette incapacité à faire le moindre mouvement, elle était vide de toute force et ne ressentait même pas la douleur des morceaux de verres. Il fallait pourtant qu'elle parle, bien qu'essoufflée, c'est ainsi qu'elle recueillit ses dernières forces : « j'ai jamais voulu faire ça, pardon … je suis instable en ce moment excuse-moi mais aide-moi s'il te plaît ... », c'était à peine audible, elle n'articulait pas et en prime sa voix était nouée, mais au moins elle aura fait de son mieux pour sauver sa nouvelle peau.[/b]
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MA TÊTE : Takeru Sato
J'AI : 26 ans
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MessageSujet: Re: THAT'S NOT MY BUSINESS   2016-05-10, 14:50


Qui aurait pu croire qu'un jour mon satané frère arrêterait de me pourri la vie ? Pas moi en tout cas. Surtout quand je remarque que cette demoiselle au mascara et eye liner dégoulinant, à la mine fatiguée, et à la tenue qui en disait long sur sa soirée de la veille, me réclame du fric, ainsi, tout de go, sans broncher, avec une once d'agacement dans la voix. Non croyez-moi, elle n'est pas la première à me demander quelque chose du genre. J'ai eu de nombreuses fois affaire aux autres demoiselles que Môsieur avait mis dans son lit en se faisant passer pour moi. J'en rageais intérieurement. Je pariais qu'il devait vraiment bien rigoler de tout ça. Mais moi ça ne me faisait pas rire. Pas du tout même.

Alors oui, je m'étais de suite braqué face à sa demande d'argent, la renvoyant ailleurs, et lui signalant tout de même que, moi, je ne savais qui elle était. Mais la demoiselle n'a pas eu l'air d'apprécier la réponse. Même pas du tout. Je continuais malgré tout de nettoyer les verres et de les ranger, alignés sur le comptoir, chose que j'aurais peut être dû arrêter de faire, vu le regard qu'elle me jetait. Je fronçais les sourcils. Elle s'était emparé d'un verre. Je le sentais mal. Et mon sang ne fit qu'un tour quand je vis le verre finir en mille morceau par terre. Elle n'avait pas de parents ? Eh bien Mea Culpa, mais je ne pouvais pas le deviner je ne suis pas devin, et comme je le disais... Je ne la connaissais pas ! Et j'aurais des ennuis si je ne lui donnais pas son fric. Je poussais un long soupir agacé. Elle me tapait déjà sur le système. Par contre le reste me laissait perplexe. Voisin ? Je la regardais de nouveau extrêmement surpris. Elle vivait dans le même immeuble que moi ??? Par contre, j'eus un énième soupir quand elle m'envoya dans la face que j'avais usé de ses services. Je passais ma main sur le visage.  "Yah. Tu es sourde ou tu le fais exprès ?! J'ai pas usé de tes services ! Non mais ça va pas ! Tu me prends pour qui ? Moi ? Me payer une pute ??? P'tête que l'autre con en profite à fond mais moi je suis pas comme lui ! Et tu es peut être ma voisine, mais premièrement, je ne t'ai jamais vue, et deuxièmement, c'est pas parce qu'on vit dans le même immeuble qu'on se connaît ! Et arrête de casser les verres ! Tu sais combien ça coûte ! Bordel !"

J'allais poursuivre, quand je la vis faire un malaise, tombant par terre, s'écorchant les genoux sur les morceaux de verre, pâle comme un linge. Ce n'est pas vrai... Soit elle joue très bien la comédie, soit... Soit elle a vraiment un soucis cette fille... Et puis même son attitude et sa façon de parler changèrent du tout au tout. Devais-je tomber dans le panneau ? Je poussais un soupir. Quelque part, elle me faisait pitié. Je n'étais pas non plus du genre à laisser quelqu'un malade comme ça, et encore moins au milieu du restaurant. Nouveau soupir. Sérieusement... Elle me mettait dans un tel pétrin.

Je m'approchais alors d'elle et la relevai pour au moins l'éloigner des débris de verre. La trouvant vraiment trop pâle, de ma main je vérifiais un peu sa température. Elle me paraissait être en hypoglycémie ce qui me paraissait être même plus qu'inquiétant. Elle était trop mince à mes yeux. Sérieux... Comment pouvait-on être à ce point dans un état pareil ! "T'as mangé au moins avant de venir me râler dessus ?" Je poussais un soupir. Que faire ? Elle semblait épuisée et affamée. Ses genoux saignaient aussi. "Et en plus y'a rien ici, pour soigner... Évidemment... Rah bordel !" ralais-je entre mes dents. Je fouillais la poche de mon tablier et sortais mon portable, appelant directement les urgences. Au moins, elle pourra être bien prise en charge et pourra avoir un bon lit pour se reposer. Je restais du coup près d'elle, assis à ses côtés, alors que je l'avais allongée sur une des banquettes du restaurant, le temps que les secours arrivent. Et parlant à moi-même alors que j'avais pris le temps d'aller au moins chercher un torchon humidifié à l'eau tiède, une bassine, et un verre d'eau avec en plus de quoi grignotter, avant de lui éponger un peu le visage avec le tissus humide : "... Saleté de frangin... Faut toujours qu'il me laisse régler ses problèmes... " A la demoiselle, je lui tendis le verre et les gâteaux sucrés que j'avais amené. "Tiens. Remplis toi déjà l'estomac de ça. Ca t'aidera déjà... Les secours vont pas tarder." On entendait déjà la sirène de l'ambulance se rapprocher.
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Points : 181
MA TÊTE : Mika Nakashima
J'AI : 24 ans
JE SUIS : Japonaise
MessageSujet: Re: THAT'S NOT MY BUSINESS   2016-05-18, 14:24

Hanabi, tout comme Kaori, avait très bien compris les mots du serveur tandis qu'elle persistait à ne pas tomber dans les vapes. Entendre quelqu'un la désigner comme pute la blessait toujours autant, même si elle exerçait ce genre d'activités depuis de nombreux mois, bizarrement ce n'était pas l'âme squatteuse qui était la plus touchée, mais bien la pute en question. Ce n'était jamais agréable pour une femme d'entendre ça, c'était dégradant, sale, cela mettait presque une marche entre les deux individus, comme si ce type était mieux qu'elle, comme si cette nana ne valait finalement rien. La junkie se contenta de serrer les dents à défaut d'avoir la force nécessaire pour serrer le poing, avant de finalement se laisser tomber dans les bouts de verres, n'ayant même plus la force de ressentir la douleur ou bien même d'y penser. Kaori, qui avait pris le contrôle du corps, avait perdu espoir que ce serveur qu'elle pensait être son client de la veille lui vienne en aide. Après tout, ce n'est pas comme si Hanabi venait de lui saccager son service de verres, tout du moins celui du restaurant, ce n'est pas comme si Hanabi lui avait ouvertement réclamé de l'argent sans réellement vérifier si il s'agissait de son client de la veille.

Sa vue était brouillée, un bourdonnement incessant avait pris place dans ses oreilles, sa pâleur soudaine faisait penser aux serviettes disposés sur les tables du restaurant, son corps ne sentait même pas que celui qu'elle pensait être Yosuke l'avait déplacé pour la disposer sur l'une des banquettes de la salle. Kaori rageait encore et toujours, ces fichues légendes urbaines racontaient que les reborns étaient en quelque sorte une nouvelle chance pour les défunts, était-ce de la chance de vivre dans le corps d'une junkie susceptible de mourir à n'importe quel moment ? Elle souffrait plus qu'autre chose, elles souffraient plus qu'autre chose plutôt, autant ne rien avoir si ce n'est pour avoir ça, ce n'était pas possible, ce n'était plus vivable. De plus, Hanabi était une battante s'attachant désespérément à la vie qui ne lui avait jamais apporté quelque chose de bon, si ce n'est l'homme qui a partagé quelques mois de sa vie, autrement rien, que dalle, nada, que des noises. Jamais elle n'acceptera de léguer son corps à une autre âme, même si celle-ci se voulait bénéfique, jamais elle n'acceptera de partager l'unique chose qui lui restait à savoir : son enveloppe charnelle.

Ce dont la droguée ne se rendait pas encore compte, c'est qu'elle avait à présent une certaine dette envers ce serveur. Il venait de lui venir en aide, Kaori s'en souviendra.
La jeune femme reprenait à peine ses esprits, maintenant sa main contre son crâne, qu'elle voyait le garçon lui ramener un verre d'eau et de quoi grignoter, la défunte Endo aurait aimé lui sourire mais c'était à vrai dire le dernier de ses soucis, elle préférait concentrer sa force pour tenir le verre d'eau dans ses mains et de le porter du plus rapidement qu'elle pouvait à ses lèvres.

« Tiens. Remplis toi déjà l'estomac de ça. Ca t'aidera déjà... Les secours vont pas tarder. »

Ces paroles suffirent à redonner la force à Hanabi de reprendre possession de son corps, qu'est-ce qu'il lui avait pris d'appeler les secours ? Elle n'avait pas un sous en poche, aucune assurance mais ça, c'était le cadet de ses soucis, elle ne voulait surtout pas que les médecins sachent qu'elle consommait une dose relativement importante de substances illicites, elle ne voulait pas qu'ils appellent les flics, elle ne voulait pas finir en prison. « Les secours? », répéta-t-elle faiblement avant de s'asseoir correctement sur la banquette, toujours en se tenant la tête à cause de ses maux, « je veux pas aller là-bas. En plus regarde, je vais mieux! » dit-elle en se relevant tout en se tenant à la banquette. Son jean était tâché de sang au niveau des genoux, le rouge contrastait avec sa peau blanche comme un linge, « je vais partir ... », et puis Hanabi se rassit sur le long fauteuil, se sentant tomber une nouvelle fois avant de passer ses mains sur son visage, tremblante, le stress montant progressivement. « Pourquoi t'as fait ça?! », la junkie se retourna vers lui, profitant pour piquer un biscuit et de le manger comme un rongeur, à deux mains, comme pour éviter qu'on ne le lui vole. « Faut que je me tire d'ici … Mais fais quelque chose toi! » s'exclama-t-elle en essuyant les miettes sur les lèvres avec son bras et d'en reprendre plusieurs d'une poignée pour les foutre dans ses poches, « Dis leur de partir ! Bouge toi les fesses je sais pas moi! ».
Cela tournait en crise de panique, Kaori tentait de calmer Hanabi mais cela l'énervait plus qu'autre chose, elle avait du mal à contrôler sa respiration et la voici à présent en train de pleurer, s'imaginant être prochainement cueillie par la mort.
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Points : 72
MA TÊTE : Takeru Sato
J'AI : 26 ans
JE SUIS : Japonais
MessageSujet: Re: THAT'S NOT MY BUSINESS   2016-05-30, 23:06


Je n'avais absolument pas mâché mes mots avec la demoiselle. Mais d'ailleurs pourquoi le ferai-je ? J'en avais assez de me coltiner de ramasser les filles brisées et malmenées par mon frère, et surtout d'être traité comme un salopard par ces dernières. Je vous jure, qu'un jour ce satané frère devra faire une croix sur ma personne. Mais pour ça que faudrait-il que je fasse ? Que je me tire en Europe pour qu'il me laisse tranquille ??? Vous savez, j'ai la vague impression que même au bout du monde ce parasite de jumeau y sera aussi. Dire que je suis venu ici pour essayer de lui sauver la peau. Et c'est en m'envoyant une prostituée qu'il me remercie ? Qu'il la paie à l'aide de son argent sale tout seul !

Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de la trouver pitoyable, à en faire pleurer le monde. Elle est trop maigre, elle est dans une tenue peu recommandable et j'osais même penser qu'elle devait être droguée, vu sa minceur et l'état dans lequel elle se trouvait maintenant devant moi. Depuis quand n'avait-elle pas eu un vrai repas ? Elle vivait seule ou quoi ? Et puis quelle idée saugrenue que d'offrir son corps au monde entier ! Elle faisait quoi de sa dignité d'être humain ? Vraiment je ne comprenais pas qu'on puisse en venir à utiliser son corps pour gagner de l'argent. De l'argent qui puait le sale en plus bien souvent... Elle me faisait pitié. Et parce que je n'était pas un salopard justement, je pris le temps de lui venir en aide comme je le pouvais. J'avais même appelé les secours, qui devait arriver d'ici peu de temps.

Mais à peine avais-je évoqué les secours qu'elle eut un comportement beaucoup trop étrange pour que je la laisse filer. Elle se levait même pour me démontrer qu'elle allait bien. Vous savez quoi? Elle ne m'aura pas avec sa petite comédie. En plus mon visage affichait clairement une expression voulant dire "vas y essaie donc de faire 3 pas, je sais que tu te casseras la figure au bout du deuxième". Je ne la croyais pas du tout, et lâchait un soupir alors qu'elle me reprochait maintenant d'avoir appelé les secours.
"Non mais tu veux que je te foute un miroir devant le pif pour que tu te rendes compte de ton état ? T'es aussi blanche qu'un cadavre, t'es froide faute de manquer de sucre et en plus tu ne tiens pas debout ! Tu veux aussi que je te parle de l'état de tes genoux ? T'as sans doute des morceaux de verres à cet endroit vu que tu t'es écroulée sur les verres que t'as balancé par terre ! tu veux d'autres détails ?!"

Elle me tapait vraiment sur les nerfs. Je lâchais un gros soupir d'agacement. Elle s'était même mise à manger trop vite les biscuits, à les prendre à pleines mains et les enfiler dans ses poches. Je passais ma main sur le visage. Avant de me lever d'un coup et de lui saisir son poignet fin d'une main ferme. "Rah ! Tu me gaves !! IZUKU !"
j'étais furax. Très furax. Et ma prise sur son poignet se faisait plus forte. Rien à faire si je lui faisais mal. J'étais en rogne. Profondément en rogne. J'aidais cette fille, faisait comme je le pouvais et elle me remerciait en m'engueulant ?! Bordel, elle devra me payer bien bien cher le peu de gentillesse que je lui offrais ! J'aurais du la laisser crever tiens ! Mon collègue arriva et se ratatina devant moi alors que je lui réclamai furieusement ses clés de voiture. "M-Mais comment je vais faire pour rentrer ?.." bafouilla-t-il "J'EN SAIS RIEN TAS QU'A PRENDRE UN TAXI !" avais-je presque hurlé dans l'arrière-boutique du restaurant. Entraînant toujours la demoiselle après moi, sans la lâcher, j'allais récupérer vite fait mes affaires et passa par la porte de derrière pour sortir du restaurant, et retrouver la voiture de mon collègue. J'ouvrai la porte arrière de la voiture, et poussa la jeune femme dedans. Peut être un peu trop violemment... Qu'elle ose se plaindre et je lui fais manger ma veste !

Remonté comme jamais, je montai à l'avant, démarrai la voiture et filai vers chez moi. Je respectai les limitations cependant, même si une flopée d'injures défilaient dans ma tête. Une fois arrivé, j'eus un appel de mon collègue qui me parlait des secours arrivé au restaurant. Et j'hurlais presque : "Mais qu'est-ce que j'en sais moi de ce qu'il faut faire !! Démerde toi ! j'ai pas le temps ! BORDEL !" et je raccrochais. Je poussais un soupir très long. Et puis je descendis de voiture. J'ouvris la porte arrière et fit sortir la junkie. Je lui jetais un regard qui en disait long sur mon état de colère actuel. Et je lui lançais :"Maintenant, t'as plus intérêt à te plaindre ! Sinon j'ordonne à Buddha de te manger pour son dîner ! COMRPIS ?!" Non. Je ne le ferai jamais. Buddha était trop doux comme chien pour mordre quelqu'un même si je le lui demandais en plus. Je l'emmenais alors chez moi, où je l'installais sur le canapé. Bien sûr, Buddha fit son apparition dans le salon et s'assit sagement à côté d'un fauteuil, haletant et agitant un peu la queue, tellement il était heureux de me voir.

Et moi, voir Buddha me permis de me calmer un peu. Je vins même lui offrir des papouilles pour décompresser avant d'aller chercher la trousse à pharmacie. Revenant ensuite au salon, je m'occupais de soigner les genoux de la junkie. "Franchement... Le plus bizarre entre toi et moi, excuse moi de le dire, mais c'est toi. Quelle idée de reprocher à quelqu'un d'appeler les secours ! Surtout que j'aurais pu tout payer... Dernière fois que je suis aussi gentil avec quelqu'un ! La prochaine fois je vous laisse tous crever !" Non mais sérieusement... elle me prenait vraiment pour ce que je n'étais pas celle là. Je m'étais vraiment inquiété quand elle s'est écroulé au restaurant ! J'en fronçais les sourcils. Et puis tiens pourquoi je la soigne au juste ! Elle pourrait bien se débrouiller toute seule non ?!

Pourtant, les mots qu'elle avait eu lorsqu'elle était tombée dans le verre me revenaient bien trop souvent dans ma tête... Elle avait demandé mon aide... Et avait avoué ne pas aller bien ces derniers temps... Je terminais les soins sur ses genoux. Une fois les pansements bien mis, je parti ranger la trousse à pharmacie, puis j'allais dans ma chambre, prendre une des enveloppes de salaire que je gardais précieusement. Et puis je revins avec et la lui mis sur les jambes. J'affichais un air sévère et sérieux : "Je ne suis pas le genre à demander les services d'une prostituée, mais mon frère jumeau si. Ce salopard d'ailleurs se tape qui il veut, quand il veut, et jeter une meuf quelle qu'elle soit au bout d'une nuit, tout en lui volant sa fierté et sa dignité, n'en a rien à branler. Ca m'énerve de savoir qu'il a encore une fois roulé une meuf dans la farine et qui plus est une meuf dans le besoin et non une riche qui a tout l'or du monde. T'es presque aussi têtue que moi, alors même si je te dis que je ne suis pas celui avec qui t'as passé la nuit la dernière fois, je sais que tu ne me prendras pas au sérieux. Prends la somme qu'il te doit là dedans. Mais fais gaffe. Je sais exactement combien il y a dedans ! Si tu prends trop, je le verrai ! Et t'auras plus qu'une dette de sauvetage à me rendre compris ?... Au pire Buddha te le fera comprendre..." Il était si facile d'utiliser Buddha pour intimider les gens qui me gênait. Et j'avais senti que la présence du gros toutou ne plaisait pas plus que ça à la demoiselle.
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MessageSujet: Re: THAT'S NOT MY BUSINESS   2016-06-14, 23:51

Tout c'était passé extrêmement vite et la junkie n'était pas sûre d'avoir pigé toutes les étapes avant que celle-ci se retrouve à l'arrière d'une voiture avec un type encore plus hystérique qu'elle à l'avant. Elle se rappelait l'entendre râler et hurler dans le restaurant dans lequel elle se permettait d'aller parfois, quand elle avait le besoin de manger un bon repas pour oublier un instant sa misérable vie et se sentir un peu comme tout le monde. Elle se rappelait avoir râler aussi, même qu'elle avait engueulé ce pauvre serveur, ah oui il était serveur, et c'était son client de la veille, et son voisin. Hanabi se passa la main tout le long de son visage pâle, Kaori se plaignait du fait qu'elle était inconsciente et pas assez délicate, elle ajouta même qu'elles ne savaient pas de quoi ce garçon était capable et que cette fois-ci, cette mort sera la bonne ! Mais la pâle demoiselle ne broncha pas, fermant fort les paupières quand l'autre hurlait dans le téléphone, ne pouvait-il pas parler moins fort ? Il y avait une fille en plein malaise à l'arrière. Fermant les yeux un instant contre la banquette miteuse de la voiture, Utsunomiya tenta de s'endormir, de se reposer un instant, laissant de côté ses problèmes dont cet esprit qui hurlait de ne pas faire n'importe quoi. Mais le moteur arrêta de tourner, et le vent revint au contact de la peau blanche de la droguée qui eut automatiquement un frisson, avant qu'on ne la sorte en lui tirant le bras et ce fut à ce moment-là seulement qu'elle ouvrit les yeux. Le garçon parla une nouvelle fois, quoi que non, il cria une nouvelle fois, heureusement pour lui qu'elle n'avait pas encore subi un quelconque stress à cause de son comportement autrement son tee-shirt s'en serait souvenu. Hanabi ne l'avait pas vraiment écouté, contrairement à Kaori, la seule question qui lui vint en tête fut « c'est qui Buddha ? » qu'elle se garda pour elle, ne se sentant pas en état de parler, à vrai dire elle avait juste envie de pioncer à présent du fait que la peur des urgences s'était envolée, d'est fatiguant la crainte.

Ils allèrent dans leur immeuble, innocemment elle pensa qu'il allait la raccompagner à son appartement mais non, il l'emmena dans le sien et l'installa dans son canapé. La jeune femme prit ses aises directement, s'allongeant sur ce dernier et tentant de tendre tant bien que mal ses jambes qui piquaient à cause de sa chute. Et puis le chien apparut, tout comme la grimace sur le visage de la catin, c'était le chien qui faisait peur, celui qu'elle ne voulait pas croiser, c'était donc lui Buddha ? Kaori essayait de rassurer son hôte, disant qu'il n'avait pas l'air méchant et qu'il ne la mangera pas si elle ne lui faisait rien de mal mais rien à faire, Hanabi avait peur de ce chien. Et voir son client de la veille lui faire des caresses et des papouilles ne la rassurait absolument pas, surtout qu'on le savait un peu fou ce type. La blessée déglutit. Puis le gars partit, la laissant à la merci du cerbère à une seule tête qui la regardait en haletant, la langue sortie, avait-elle l'air appétissant ?
Heureusement, son voisin revint vite avec une trousse de secours, s'installant sur le canapé et mettant les jambes de la junkie sur les siennes après que celle-ci ait retiré son jean, se retrouvant en magnifique shorty dentelle bleu marine parfait pour l'occasion. Il avait beau la soigner, elle avait toujours à redire, il faisait mal lorsqu'il retirait les morceaux de verre, mais encore plus lorsqu'il désinfectait les plaies, l'hôte eut la chance d'entendre son invitée gindre toute les deux secondes, gigotant parfois et poussant parfois des petits « aïe ». « La prochaine fois je vous laisse tous crever ! » dit le jeune homme à la fin de son speech qui avait fait baissé les yeux noirs dégoulinants de maquillage de la pauvre fille, « pourquoi pas. » dit-elle doucement, observant le sol qui devint
soudainement bien plus intéressant que tout au monde, n'assumant pas ses actes, ni Kaori ni elle.

Une fois le tout terminé, Hanabi resta ainsi dans le sofa, observant les deux énormes pansements sur ses genoux, ça fera bien au boulot se disait-elle. Puis le serveur revint, elle ne releva cependant pas les yeux, sauf lorsqu'une enveloppe atterrit sur ses jambes, le regardant alors avec toute l'interrogation du monde avant qu'il ne déballe une autre tirade. Il disait ne pas être celui avec qui elle avait couché la veille, que son frère était un enfoiré avec les filles et que ça ne se faisait pas vis-à-vis d'elle sachant que ses revenus n'étaient pas terrible. Ses fins doigts se glissèrent entre les billets, ce qui lui fit une étrange sensation, tant d'argent entre ses mains, c'était beaucoup trop excitant et l'envie d'en voler était bien évidemment présente. Pourtant, la junkie le croyait dans ce qu'il disait, elle ne devrait pas lui prendre de l'argent – au moins histoire d'avoir bonne conscience – mais non, l'argent était bien trop important, surtout en ce moment, trop de dettes. « Merci ... » dit doucement la jeune femme en comptant les billets, en prenant deux supplémentaires, si il n'était pas son client de la veille il ne connaissait pas le tarif. Le pactole dans le soutien-gorge, elle tendit l'enveloppe à son hôte en ajoutant : « je ne suis pas une prostituée au passage, je suis une hôtesse spéciale. » suivi d'un bâillement. Après quoi, elle se rallongea dans le canapé, toujours en shorty, elle était prête à faire une bonne sieste. « Et pour ta dette de sauvetage, je ne te ferai rien devant le chien. »
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